Prendre soin de soi : santé mentale et gestion de la douleur

par Stéphanie

Ce que la maladie fait au moral

L'ostéoporose de la grossesse ne fragilise pas seulement les os. Entre le choc du diagnostic, une douleur qui dure et des mois passés à ne pas être crue, presque toutes les femmes que nous accompagnons décrivent un contrecoup psychologique.

En parler n'est pas un aveu de faiblesse. C'est une partie du parcours, et l'ignorer ne l'a jamais fait disparaître.

Ce que nous avons ressenti, et que vous ressentez peut-être

Les mots reviennent d'un témoignage à l'autre :

  • la colère, contre le temps perdu et contre ceux qui n'ont pas écouté ;
  • la culpabilité de ne pas vivre le post-partum qu'on avait imaginé ;
  • la peur du geste suivant, qui transforme chaque mouvement en calcul ;
  • et le doute sur soi, hérité des mois d'errance.

Si vous vous reconnaissez, sachez que ces réactions sont normales devant une situation qui ne l'est pas.

Ne pas rester seule avec ça

C'est notre seule certitude dans cet article. Le sentiment d'être la seule au monde dans cette situation est écrasant, et il tombe presque toujours à la première conversation avec une femme qui est passée par là.

C'est pour cette raison que le groupe d'entraide existe, et que nous déployons un réseau de mamans-relais. Aucune ne remplacera un professionnel — elles ne donnent aucun conseil médical — mais elles savent ce que vous vivez, ce qui est déjà beaucoup.

Se faire accompagner

Un psychologue peut aider à digérer la colère et à se reconstruire, en particulier s'il connaît la période périnatale ou la maladie chronique. Ce n'est pas réservé aux situations extrêmes, et il n'y a pas de seuil à atteindre pour y avoir droit.

Demandez à votre médecin ou à votre sage-femme de vous orienter : selon les régions, il existe des consultations en santé périnatale, parfois prises en charge. Là encore, renseignez-vous auprès de votre caisse d'assurance maladie plutôt que de vous fier à ce que vous lirez en ligne.

Sur la douleur, ce que nous ne dirons pas

Vous trouverez partout des listes d'approches complémentaires : kinésithérapie, relaxation, respiration, méditation. Certaines d'entre nous en ont tiré un vrai bénéfice.

Mais nous ne vous dirons pas laquelle essayer, ni qu'elle est indispensable. Avec des os fragilisés, une activité mal choisie peut faire du mal, et nous ne sommes pas en mesure de juger de votre situation. Parlez-en à votre médecin avant de commencer quoi que ce soit, y compris quelque chose qui paraît doux.

Ce que nous pouvons dire, c'est que poser la question à un soignant est toujours une bonne idée. Et qu'un accompagnement de la douleur existe : si la vôtre n'est pas soulagée, dites-le, et redites-le.


Cet article partage l'expérience de femmes touchées par l'ostéoporose de la grossesse et du post-partum. Il ne remplace pas un avis médical : chaque situation est différente, et seul un professionnel qui vous examine peut vous orienter. L'association ne dispose pas de comité scientifique — nous partageons un vécu et les questions que nous avons appris à poser.

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